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Mémoire de fin d'études
Sous la direction de Albertine Meunier

 

COLLECTER,

CLASSER,

CREER

Catalogue Raisonné
des classements
et processus créatif.

 

Il y a...

Il y a ma fascination pour les classements, les listes, les énumérations et maintenant les bibliothèques plus précisement.

Il y a les lieux où l’on classe : des bibliothèques, des matériauthèques, des tissuthèques, des iconothèques, des pinacothèques, ces endroits où l’on collecte, classe et archive des collections documentaires.

Il y a les musées, d’art contemporain, moderne, antique... qui sont des collections à part entière, ordonnées, classées, inventoriées, archivées. On y répertorie de la matière, des objets, des oeuvres, sous forme de collections spécifiques, scientifiques, se rapportant à l’oeuvre d’un artiste, à une période, ou encore à un type d’objet.

Il y a la collection et ses différentes formes de classement : liste, catalogue, inventaire, index, thesaurus, qui correspondent à des objets, des matières, des oeuvres.
Il y a les sciences du classement, la taxinomie, la bibliologie, la bibliothéconomie, la systématique, les algorithmes, la combinatoire...
Il y a les cabinets des merveilles, le premier catalogue, l’Encyclopédie, l’Histoire naturelle, la première bibliothèque, la bibliothèque numérique.

Il y a le côté pratique et le côté poétique de la liste, l’aspect fini ou infini.

Il y a le côté exhaustif de la liste, ou la liste non exhaustive, car trop longue ou complexe. Une liste à compléter. Frénésie.

Il y a les listes qui sont des listes de mots les uns après les autres, disposés soit horizontalement et séparés de virgules, soit verticalement, les mots les uns en dessous des autres, parfois précédés de tirets.

Il y a, la plus triviale, la liste de courses. Liste d’objets, d’ingrédients, de produits de consommation, à ne pas oublier alors on les note sur un bout de papier, que l’on froisse dans sa poche, ou que l’on oublie à la maison, et détruit lorsque l’on a acquis tout les éléments qui la composent.

Il y a la liste de choses à faire, mots que l’on prend plaisir à rayer à chaque nouvelle tâche accomplie.

Il y a l’aspect formel de la liste. Est-elle composée de mots, de phrases, de dessins? Est-elle écrite ou bien orale?
Il y a des listes qui ont un début, une fin et qui sont organisées, et d’autres qui sont sans fin...

Il y a des listes fictives faites seulement de mots et qui ne renvoient à rien de matériel.

Il y a des listes absurdes : Jorge Luis Borges, l’encyclopédie chinoise.

Il y a la liste de choses concrètes et la liste de concepts.

Il y a des bibliothèques imaginaires, des classements utopiques, le désir de classer le monde.

Il y a les artistes qui collectionnent, soit de la matière première pour composer leurs oeuvres, soit des sources d’inspiration. Il y a ceux qui accumulent en vrac, ceux qui classent systématiquement, qui sélectionnent, qui ordonnent ou qui conservent tel quel. D’autres qui s’approprient les objets de leur collection.

Il y a la liste des mots dont j’ai besoin pour constituer ce mémoire. Mes mots clefs. Les clefs de mon mémoire.

Il y a ma bibliographie, liste d’ouvrages nécessaires pour nourrir ma réflexion.

Il y a ma propre collection, ma matériauthèque. Les matières, visuels, textes, textiles que je garde, que je collectionne en vrac, dans un coin de ma tête, dans une boîte à chaussures, dans un classeur et que je sais retrouver lorsque j’ai un nouveau projet en tête. Ils sont source d’inspiration, de documentation, matière première parfois. Je l’enrichis en permanence, je ne sais pas faire de désherbage, mais de l’assemblage, des combinaisons variées.


 

Extrait de l'introduction

p 1 à 4 du premier cahier.

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